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Methode agile

La méthode agile dans l’industrie : c’est possible !

La méthode agile, tout le monde en parle… Mais qui l’applique vraiment dans le secteur industriel ? L’intégrateur de solutions numériques pour la maîtrise énergétique Blu.e by ENGIE relève le pari et prône désormais l’agilité pour son équipe et ses clients. Au programme : équipes pluridisciplinaires, expression du besoin et réactivité de chaque instant.

Comment présenter la méthode agile à quelqu’un qui n’en n’aurait jamais entendu parler ? Face à cet exercice délicat Gonzague Hétier – chef de projet efficacité énergétique industrielle chez Blu.e – répond avec un sens certain de la formule. « Être agile c’est être capable de prendre les problèmes complexes à bras le corps grâce à de petites équipes réactives. Ce n’est pas de la magie. C’est du concret ! » Imaginée en 2001 par un conclave de 17 experts, la méthode agile a d’abord été adoptée par les entreprises de l’informatique. Elle fait désormais des émules dans le secteur de l’industrie à l’image donc de Blu.e by ENGIE.

 

Libérer les bonnes idées

En pratique, la méthode agile se déploie autour de quatre grands piliers : produit opérationnel, réactivité, interaction, collaboration. Ce dernier point est sans doute le plus emblématique puisqu’il vise à « casser les silos » à travers la formation d’équipes projet réduites (entre 5 et 10 personnes) et surtout pluridisciplinaires. « Pour chaque projet, nous mettons en place une équipe complémentaire à celle du client. Par exemple, notre ingénieur efficacité énergétique va travailler en complément de l’ingénieur process de l’usine, et notre ingénieur solutions avec l’automaticien ».

L’équipe projet doit également être parfaitement réactive et en constante interaction avec celle du client. Objectif : libérer la parole et les bonnes idées. « Il y a des réunions de lancement puis différents ateliers. Pendant ces ateliers, tout le monde est autour de la même table. Le débat est alimenté par chacun. La parole est aux faiseurs, les décideurs n’interviennent en général qu’en début et fin d’ateliers ».

La preuve par l’exemple : récemment un client de Blu.e cherchait un moyen d’améliorer le coefficient de performance de ses groupes frigorifiques. En discutant avec les « faiseurs », il est apparu que la vraie problématique de conduite était plutôt de savoir s’il fallait les laisser allumés le soir ou le week-end. « Nous avons donc proposé de faire un tableau de bord d’aide à la décision basé sur un modèle prédictif, ce qui a dépassé de loin les attentes du client ! ».

 

Oublier les solutions « sur étagère »

Au-delà des aspects organisationnels, la méthode agile bouscule également la façon dont Blu.e va aider ses clients à exprimer leur besoin à travers trois niveaux de définition :

1. une épopée : « je souhaite faire des économies d’énergie »,

2. de grands thèmes : « plan de comptage », « Big Data »…,

3. et de nombreuses « stories » (actions à réaliser).

« Notre client a perdu l’habitude d’exprimer son besoin. Ce découpage permet de bien cadrer le projet : savoir où on va, établir des étapes, prioriser et surtout ne pas faire d’excès techniques ». Autrement dit, il s’agit de livrer, très vite, un premier produit opérationnel plutôt que de passer de longs mois à plancher sur l’outil parfait. Dans le cas de Blu.e, le client pourra ainsi disposer en quelques semaines d’une plateforme de suivi de ses consommations. Libre à lui de l’enrichir par la suite de nouveaux applicatifs.

 

Gagner en efficacité

Voilà pour la mise en pratique. Reste une question-clé : être agile, est-ce être aussi plus performant ? « C’est un raccourci qu’il faut manier avec précaution. Il ne faut pas appliquer la méthode agile avec comme seul but de gagner de l’argent à court terme. Il s’agit plutôt de mieux travailler ensemble et de donner naissance à des idées nouvelles. C’est la force de ces ateliers pluridisciplinaires qui permettent de prendre du recul. Plus qu’à la notion de performance, j’associerais plutôt la méthode agile à celle d’efficience ». Une promesse qui a déjà convaincu certains grands industriels comme PSA, SUEZ ou ENGIE de travailler avec Blu.e. Et bientôt vous ?

 

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